Notre tacot
LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE LA CORRÈZE (T.C.)
Cette ligne reliait les villes de Tulle à Ussel
À droite, photo du tacot à l’origine de la ligne
liste des gares et arrêts desservies par le tram
On pouvait compter jusqu’à 31 gares desservies par le tacot, au plus fort de son parcours , les voici
1°) Tulle. 2°) Saint-Bonnet-Avalouze. 3°) Moulin-Douroux. 4°) Espagnac. 5°) Le Mortier-Gumond. 6°) Saint-Pardoux-la-Croisille. 7°) Clergoux. 8°) Arrêt Pont de Lantourne. 9°) Marsillac-La-Croisille. 10°) Lafage. 11°) Saint-Hilaire-Foissac. 12°) Lapleau. 13°) Arrêt Viaduc des roches noirs 14°) Aussinange. 15°) Soursac. 16°) Saint-Pantaléon-Latronche. 17°) Saint-Hilaire-Luc. 18°) La Siauve. 19°) Neuvic. 20°) Neuvic-d’Ussel. 21°) Les Plaines. 22°) Sérandon. 23°) Liginiac. 24°) Sainte-Marie-Lapanouze. 25°) Saint-Etienne-La-Geneste. 26°) Chirac. 27°) Mestes. 28°) Pontabourg. 29°) Ussel Ville. 30°) Ussel Thuel. 31°) Ussel Gare
Petite vidéo du tramway
Petit train du passé
visionnez la vidéo de notre tram , extrait du court métrage de 1951 du nom de « Vagabondages » avec Gabriel Edme, montage et numérisation « Alain Fiabon » puis remastérisé par moi mêmeavec l’ IA en 2026
Le Viaduc des rochers noirs
retrouver cette superbe vidéo sur la rénovation du viaduc en 2024
L’ Histoire du Tacot
M. Hippolyte ROUBY( Né le 29 Mai 1860, Décédé le 21 décembre 1920) , Sénateur Maire de Lapleau, Président du Conseil Général de la Corrèze, a joué un rôle essentiel dans la création de la ligne.Tout comme le Sénateur M. Antoine DELLESTABLE (Né le 31 décembre 1851,Décédé le 3 janvier 1922) , Conseiller Général de Neuvic puis M. Henri QUEUILLE.
Le projet Tulle – Ussel ne voit le jour qu’en 1903, passe au Conseil Général avec une petite voix de majorité. Le décret d’utilité publique date du 24 avril 1908 et le tracé définitif de la ligne ne sera terminé qu’en 1909, après bien
des difficultés avec certaines municipalités et des propriétaires expropriés.
La Société des Tramways Départementaux de la Corrèze ( STDC ) est constituée légalement depuis le 19 Février 1912.
Les terrassements ne seront achevés qu’en 1912, trois entreprises se partageront la ligne.
Conformément au décret de 1881, régissant les tramways départementaux, le train ne devait comporter plus de huit voitures, ni mesurer plus de 70m, et ne pas dépasser la vitesse de 25Km/h.
Le Transcorrézien était loin de toutes ces normes et sa vitesse ne dépassait pas les 15km/h avec la locomotive Piquet 030T.
La ligne Tulle-Ussel eût tout de suite des résultats financiers supérieurs aux pronostics à l’inverse des autres lignes des T.C. …
Par mesure d’économie, la première automotrice SAURER ( malheureusement sans image ) entra en service sur la ligne Ussel-Tulle en Octobre 1924, qui compta bientôt 3 Locomotives dont une DE DION BOUTON JAS moins puissante que la SAURER
dont la vitesse était de 21 km/h.
A partir de 1956, deux Autouail BILLARD DIESEL sont misent en circulation et la vitesse peut monter jusqu’a 27 km/h.
Le 1er Avril 1925, la S.E.C.C. ( Société d’exploitation des chemins de fer de la Corrèze ) regroupait au sein d’une même administration les réseaux du P.O. (Compagnie d’Orléans), et de Compagnie des Tramways départementaux de la
Corrèze.
L’avenir appartenait à l’autorail.
A compter de 1er Janvier 1932, la S.E.C.C. gérait le réseau du P.O. en Corrèze, pour le compte de la S.T.A.P.O. ( Socciété des Transports Auxiliaires de Paris Orléans ), elle-même rendait des comptes à la Compagnie d’Orléans, cette dernière étant contrôlée par l’Etat.
L’exploitation est chaque année déficitaire; le 15 Juillet 1932, un service autocar régulier de voyageurs relie Ussel à Neuvic.
Le train est conservé pour les marchandises de foires d’Ussel et de Neuvic.
Le 31 Août 1937, la S.N.C.F. est créée et se met en place le 1er Janvier 1938.
Le 3 septembre 1939, les trains périodiques des foires et marchés sont supprimés
pour un seul aller-retour régulier entre Ussel et Neuvic, avec toujours l’ autobus.
Le 3 Mars 1942, la S.N.C.F. rachetait et fusionnait S.T.A.P.O. et S.E.C.C. au sein d’une société de contrôle d’Exploitation des Transports Auxiliaires (S.C.E.T.A. )
Le déficit d’exploitation atteint en 1958 les 35 millions d’ ancien Francs.
Le 3 décembre 1958, par 19 voix contre 2 et 1 abstention, le Département décide la disparition du « tacot » à compter du 1er Janvier 1960.
Le 31 Décembre 1959, le dernier autorail fit le dernier parcours de cette ligne par un temps de neige. La dépose de la voie fut terminé en Juillet 1960.